The Briefcase : Slender-fail ?

« Find the briefcase and get out » (Trouvez la mallette et quittez les lieux). Singeant l’introduction de SlenderThe Briefcase commence dans une allée sombre, devant l’entrée d’un entrepôt abandonné. Il s’agit donc de trouver et de récupérer une mallette, sachant « que quelqu’un -ou quelque chose- ne veut pas que vous vous en empariez », nous dit le site web du développeur*, Brandon Mattice. Le contenu de la mallette est inconnu, comme dans Pulp Fiction (s’agirait-il de l’âme perdue de Marsellus Wallace ?), et il se peut que l’objet soit en lien avec la disparition des employés de l’entrepôt. Un setting parfait pour un jeu d’horreur à la Slender. Oui mais.

Car il y a un « mais », un gros « mais ». Certes, le jeu est gratuit, développé par une seule personne MAIS cela n’empêche pas que : 1) le jeu soit beaucoup trop court; 2) n’arrive pas à faire peur; 3) mais alors pas peur du tout. Pour un jeu d’horreur, avouez que c’est un peu gênant. D’autant qu’il s’inspire des deux références du jeu d’horreur indé du moment, le sus-nommé Slender et le terrifiant Amnesia – The Dark Descent. L’un pour son aspect concis dans les objectifs, l’autre pour son côté horreur scriptée*. Car à la différence de cette saloperie de gugusse aux bras démesurément longs, la « présence » de The Briefcase est invisible et ne se manifeste qu’à des instants déterminés par Mattice : une silhouette noire dans le fond du décor, des coups frappés à une porte… Toute la panoplie l’épouvante classique en… un peu moins de dix minutes. Et c’est là où le bât blesse vraiment : sur un jeu plus long et sous réserve d’être distillés au bon moment, tous ces éléments auraient pu faire mouche, mais ici l’abattage est systématique, mécanique et n’engendre aucune peur. De plus, l’entrepôt est minuscule : deux ou trois portes fermées, un étage, deux clés à trouver en plus de la mallette et c’est tout. Là où Slender assure une certaine rejouabilité grâce aux apparitions aléatoires du monstre, The Briefcase choisit les scripts, condamnant le jeu à n’être joué qu’une seule fois : le déroulement est tellement évident et l’espace restreint que l’on ne peut pas vraiment perdre, devinant à l’avance ce qu’il faut faire. Dommage.

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