Premières impressions : Primordia

Souvenez-vous, il y a deux semaines de ça, je vous parlais du prochain jeu de Wadjet Eye, Primordia, disponible en pré-commande. Pour ceux qui n’auraient pas déjà sauté le pas, une démo gratuite vous attend sur le site officiel, en attendant la sortie du jeu complet le 5 Décembre. 

Dans Primordia, on incarne un ermite-robot, Horatio, qui ermite tranquillement dans un coin paumé du désert, sans rien demander à personne. Horatio, c’est un mec un peu bougon mais au fond, il est plutôt sympa. Du coup, comme il se sentait un peu seultou, il s’est construit un copain : un bidule volant sans bras ni jambes nommé Crispin, au verbe acerbe et à la réplique qui pique. Un vrai casse-couilles, quoi. Un beau jour, alors que les deux compères étaient en train de bosser sur un télescope, un robot un peu simplet rapplique dans la cahute et dérobe nonchalamment la source d’énergie qui sert à la fois à alimenter les appareils de la maison, mais aussi à recharger les batteries des deux robots. Car, oui, bien qu’il ait un lit, Horatio est un robot et donc, il a besoin de jus pour fonctionner. D’où la source d’énergie. D’où il faut retrouver le robot neuneu. D’où le jeu.

Voilà pour les premiers instants du jeu. Pour les amateurs des productions Wadjet Eye (et des point’n’clicks en général), la prise en main ne devrait pas poser de problèmes : tout se fait à la souris, on a un inventaire à gérer qui nous permet d’examiner et combiner des objets, certaines rencontres donnent lieu à des dialogues où il faut choisir ses répliques pour obtenir des informations. Classique. Là où le jeu apporte un peu de nouveauté (rien de foufou non plus), c’est grâce à Crispin : il faut toujours garder à l’esprit que l’on peut demander à l’irritant automate de faire quelque chose pour nous. Comme je suis un peu lent à la détente, je me suis retrouvé plusieurs fois bloqué comme un couillon sur une énigme alors que j’avais la solution, mais que j’oubliais de faire appel à mon buddy pour la résoudre. Tss-tss, shame on me.

L’interface est discrète, s’effaçant quand elle est inactive et les éléments interactifs affichent leurs noms quand on passe la souris dessus. Autre bon point de l’interface : il est possible de se déplacer rapidement d’un lieu à l’autre grâce à une petite carte. Toutefois – et bien que ce soit possible dans la majorité des jeux d’aventure actuels – il est impossible de skipper l’animation de notre héros qui traverse un écran et ce, même quand cela fait quinze fois que l’on passe à cet endroit. La volonté de donner un aspect oldschool au titre, sûrement.

Oldschool, ça oui, il l’est. Car ici, point d’indices (Crispin vous donnera des pistes si vous lui parlez, mais il vous enverra sur les roses aussi), ni de boutons pour faire apparaître les zones interactives (fléau actuel du jeu d’aventure). Un peu de chasse aux pixels s’impose parfois mais rien de bien méchant, rassurez-vous. Oldschool, Primordia l’est aussi visuellement : la résolution extra-basse (640×400), caractéristique des jeux Wadjet, donne un aspect vieillot, pixellisé aux écrans de jeu; les animations des personnages sont minimales (pour ne pas dire raides) et témoignent de l’origine indépendante du titre. Malgré la faible résolution, le style visuel est superbe : entre Moebius et Machinarium, les personnages et décors ont un aspect organique bien qu’ils s’agissent de machines et la désolation du monde post-apo parfaitement rendue avec ses tons marronnasses, son désert vide, ensevelissant même le plus Goliath des robots.

Néanmoins, la démo n’est pas exempte de défauts qui, j’espère, seront réglés d’ici la sortie officielle : un défaut d’interface très agaçant concernant la sauvegarde vous oblige à retaper le nom d’une sauvegarde pour l’écraser (sinon il faut en créer une nouvelle à chaque fois), des soucis de niveau sonore sur certaines répliques, une mollesse dans les contrôles (malheureusement symptomatique des jeux Wadjet)… Et surtout, aucun écran vous annonce que vous avez terminé la démo : le jeu continue, sans la possibilité d’avancer dans l’histoire, évidemment. Mis à part ces menus défauts, rien ne devrait vous empêcher d’apprécier les prémisses de la quête d’Horatio et Crispin…

Oh et Horatio est doublé par Logan Cunningham, le Narrateur de Bastion. Et la musique est fantastique. Et l’histoire s’annonce épique. Et Crispin n’est SI casse-couilles que ça. Mais un peu quand même. Voilou. Jouez à Primordia, c’est bon pour la santé.

Pro-tip : si vous achetez la version GOG.com, vous obtiendrez la B.O. du jeu et vous pourrez télécharger la démo plus facilement. En effet, quand j’ai voulu le faire depuis le site de Wadjet Eye, le débit finissait toujours par s’effondrer avant de faire planter le download. Bizarre.

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