FLOP 2012 – Cinéma

Parce qu’il n’y a pas que les bons films et les films pas-top-mais-pas-nuls-non-plus de 2012 qui ont droit à leur classement, voici les douze pires films de l’année : le FLOP 2012 !

38 temoins

12. Vous n’avez encore rien vu d’Alain Resnais,
J’aime beaucoup les films de Resnais mais là, c’est niet. Du théâtre dans le théâtre dans le théâtre dans un film, avec la moitié du casting qui joue faux et des scènes répétées trois fois consécutivement. Booo-ring.

11. 38 Témoins de Lucas Belvaux,
L’exemple éclatant d’un film qui passe à côté de son sujet : l’implication morale et légale d’une procédure condamnant les 38 témoins d’un crime pour non-assistance à personne en danger. L’histoire se focalise sur un personnage inintéressant, joué par un Yvan Attal crispant de mollesse et aborde son sujet dans une dernière demie-heure prenante : la reconstitution du crime (une femme agressée dans la rue, hurle pour qu’on l’aide) y est glaçante.

10. Insensibles de Juan Carlos Medina,
Pour être honnête, j’en ai un peu ras le bol du cinéma de genre espagnol qui se réfugie constamment dans la Guerre Civile au lieu de trouver des nouveaux sujets pour ses films d’horreur (L’Echine du DiableLe Labyrinthe de PanLa Secte sans nom…). De plus, l’alternance des deux époques (Guerre Civile et aujourd’hui) casse la dynamique horrifique à cause des passages dans le présent d’une mollesse incroyable. Reste un boogeyman original (à défaut d’être effrayant) même si son final est complètement foiré.

woody

9. Woody Allen – A Documentary de Robert B. Weide,
L’appellation « documentaire » est plus que mensongère ici : pas de propos, pas de mise-en-scène, juste des gens qui sucent la b*te de ce génie qu’est Allen dans le plus pur style « bonus promotionnel de DVD ». Documentary, my ass !

8. The Secret de Pascal Laugier,
Après le brutal Martyrs, Laugier revient à un style proche de son premier film : le film de peur suggestif. Peut-être un peu trop, cette fois. On s’ennuie ferme pendant quarante-cinq minutes avant qu’un twist (assez prévisible) ne donne un second souffle à l’histoire mais la résolution (SPOILER : des médecins enlèvent des enfants pauvres pour les donner à des riches) laisse un arrière-goût pas très agréable, malgré une dernière réplique sensée remettre cette pratique en question.

7. Total Recall – Mémoires programmées de Len Wiseman,
Qu’attendre du réal’ d’Underworld, sinon un grosse bouse qui renifle ? Dans le film, un ascenseur relie l’Angleterre à l’Australie en passant par le centre de la Terre en un temps record de 27 minutes, soit une vitesse de 45 000 km/h : vers la fin, les personnages sortent de cet ascenseur en marche et se battent sur le toit. A 45 000 km/h. En passant par le noyau. De là à dire que Wiseman nous prend pour des jambons, il n’y a qu’un pas que je franchis avec joie. Aussi, une problématique évoquée au début du film (le manque d’espace vital dû à une surpopulation mondiale – avouez que c’est une idée plutôt intéressante) est complètement passée à la trappe pour le reste du film, quand elle n’est pas contredite par des décors inutilement trop vastes.

savges

6. Ted de Seth MacFarlane,
Comme quoi, parfois, il vaut mieux s’abstenir de passer du petit au grand écran, surtout quand on vient de l’animation. Résultat : une réalisation plate, un rythme d’escargot sous Xanax, la faute à une structure narrative complètement à l’ouest. On sent que McFarlane est bridé par cette « réalité » (décors, acteurs) qui l’empêche de partir dans des délires à la American Dad! ou Les Griffin. Reste une scène de baston assez mémorable et un caméo de Norah Jones réjouissant.

5. Savages d’Oliver Stone,
C’est pas encore aujourd’hui que Stone retrouvera son aura d’antan : Tueurs Nés est décidément bien loin. Et cette biatche de Blake Lively qui nous fait la morale en voix-off pendant tout le film… Urgh. Heureusement, Salma Hayek et John Travolta sont toujours aussi bons… dans le genre cabotinage outrancier.

4. Resident Evil – Retribution de Paul W.S. Anderson,
Anderson continue de gang-banger Resident Evil au point que les jeux se mettent à ressembler aux films. Triste.

– –

Et pour le TOP 3 du FLOP 2012…

3. Toiloute – Chapitre 42 – Régurgitation – Partie 3.1416 de Coco-le-singe-qui-parle, Le bébé en 3D, POURQUOI ???

– –

kill lsit

2. Kill List de Ben Wheatley,
Avec Guillermo Del Toro (les Hellboy, dios mio !), Ben Wheatley est sûrement l’un des réalisateurs de genre les plus surestimés par la presse, généraliste et spécialisée réunies. Le film commence très bien, genre chronique réaliste d’un couple dysfonctionnel (je vous jure que ce n’est pas chiant une seule seconde !), avant de s’embourber dans une intrigue mystico-reloue, éclaboussée par des instants de violence gratuite à côté de la plaque et de se terminer précisément de la même façon que l’un des pires films de l’univers, A Serbian FilmKill List a été encensé de manière collégiale par toute la presse française : je crois que nous n’avons pas vu le même film.

– –

prometheus

1. Prometheus de Ridley Scott,
Quand Ridley Scott se prend pour Stanley Kubrick, soit son antithèse complète, ça pique les yeux et ça donne mal à la tête. Attention : non pas parce que c’est trop intelligent pour notre petit cerveau mais précisément pour le contraire. Le scénario complètement creux se targue de vouloir traiter des origines de l’Homme et de ce qui définit notre humanité comme dans un certain 2001 – L’Odyssée de l’espace, avant de virer à 672° pour se lancer dans un jeu de massacre bourrin et incohérent, et terminer en raccrochant in extremis les wagons avec ce qui est et restera le meilleur film de Scott à ce jour (avec Blade Runner), soit le premier Alien. Et je ne vous parle pas des quantités de plot holes (des trous narratifs) qui font apparaître et disparaître certains personnages selon le bon vouloir du grand démiurge Ridley Scott. Ni du comportement aberrant du personnage de Charlize Theron qui court tout droit sous un truc qui lui roule dessus, au lieu de faire un pas de côté et ainsi éviter de mourir bêtement. Ni de l’inutilité d’un des personnages principaux, simplement là pour se transformer en monstre prêt à dézinguer tout le monde. Ni d’un sous-texte religieux carrément gonflant. Bref, Prometheus est une énorme merde galactique qui cache bien son jeu en restant très divertissante pendant toute la durée du film, car dès lors qu’on commence à gratter la surface (1), c’est pas joli-joli…

(1) Oui, c’est plutôt dégueulasse de gratter la surface d’une merde (surtout quand elle est galactique), mais que voulez-vous, être critique comporte certains risques et demande de donner de sa personne.

Publicités

Une réflexion au sujet de « FLOP 2012 – Cinéma »

  1. Mouahaha Prometheus… Dire que a ma première vision j’ai été piégé par cette surface divertissante… (et aussi grace a une très belle projo 3D au Max Linder) Mais la deuxième vision a confirmé tous les doutes que j’avais, du coup je suis bien d’accord pour le mettre en numbeur ouane! C’est pas le plus mauvais de la liste, mais c’est tellement decevant…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s