TOP 2012 – Jeu-vidéo

Assurément, 2012 fut l’année du jeu indépendant (au moins sur PC) : montée en puissance du crowdfunding grâce à Double Fine et leur campagne Kickstarter pour The Cave, sortie officielle de Minecraft, l’un des rares succès commerciaux indés (avec Super Meat Boy), multiplication quasi-christique de sites proposant des bundles de jeux, lancement de The Indie Cave (auto-promo quand tu nous tiens…)… Bref, pour les amateurs d’expériences « autres », c’était la fête. Petit tour d’horizon des jeux indés marquants de cette année : 2012 oblige, ce sera un top 12.

Un jeu où il faut gérer une boutique de fringues ? Si c’est Kairosoft qui s’en occupe, je signe de suite. Et j’ai signé. Et j’ai joué. Encore et encore, prolongeant mes pauses-toilettes au-delà du raisonnable. La killer app des cabinets, no doubt.
La critique sur The Indie Cave, ici.

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11Les fans de Dwarf Fortress l’ont descendu en flammes, piétiné, haché menu, avalé, recraché, ravalé… mais moi je l’aime bien, ce petit Towns : plus simple d’accès que son illustre et intouchable modèle, moche comme tout mais avec une courbe de difficulté plus abordable pour les néophytes de la gestion (dont je fais partie), Towns est parfait pour débuter dans le monde merveilleux des simulations de colonies (Gnomoria n’est pas mal non plus, notez).
Une news de The Indie Cave à propos de Towns, .

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10Une esthétique cheloue pour un gameplay qui l’est tout autant : un « incrédipède » a la capacité étonnante de pouvoir faire pousser des membres moteurs à volonté (les deux pervers dans le fond, vous sortez) dans le but d’atteindre la sortie d’un niveau. A vous de décider de l’emplacement des muscles sur ces ersatz de jambes pour aider votre « incrédipède » à se déplacer dans la bonne direction. Un poil compliqué à appréhender au début mais très gratifiant dans ses niveaux supérieurs. Un des OJNI de 2012.

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9

Des formes géométriques simples, de la plateforme basique, des couleurs primaires… Simplicité est le mot qui vient à l’esprit quand il s’agit de décrire Thomas was alone, pour autant le jeu n’a rien de simpliste : narration poussée par l’intermédiaire d’une excellente voix-off (merci la Glad0s des Portal), univers cohérent et mystérieux et surtout, myriades de twists de gameplay à chaque niveau. Chaque « personnage » est une forme avec une caractéristique particulière (pouvoir de flotter dans l’eau, de faire rebondir ses camarades…) et surtout un caractère bien trempé ! Un bon petit jeu à petit prix, parfait pour une courte session quand le temps vient à manquer. Un jeu synesthésique très prenant.
Mes premières impressions sur Thomas was alone, ici.

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8Des kilomètres de couloirs sombres, un groupe de quatre aventuriers, des combats en semi-temps réel et une difficulté exponentielle : il n’en fallait pas moins pour me faire replonger dans les joies du dungeon-crawling à la Dungeon Master. Les graphismes sont somptueux (les effets de lumières !) et le gameplay à la fois old-school et nerveux accrochera (ou rebutera) immédiatement. Un must-have pour tous les joueurs en manque de jeux à l’ancienne.

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7Depuis Machinarium, les mecs d’Amanita Design ont toute ma sympathie. Leurs point’n’click sont légèrement casual, certes, et ce n’est pas Botanicula qui changera la donne. Oui, Botanicula est facile; oui, Botanicula est court; mais – comme pour Thomas was alone – c’est le voyage qui compte, pas la destination. Le style visuel, façon collage et herbier vivant, est magnifique et on se surprend à cliquer un peu partout juste pour voir comment réagit le décor : des animations parfaitement inutiles mais qui donnent un impression de vie très appréciable à ce monde végétal délirant. Il y a les feel-good-movies au cinéma, Botanicula inaugure les feel-good-games du jeu-vidéo.

620 heures : c’est le temps qu’il m’a fallu pour boucler ce Mark of the Ninja en mode normal et débloquer tous les costumes, objets et améliorations ainsi qu’obtenir les 3 étoiles sur chaque niveau. Et il me reste encore un « New Game+ » retirant toutes les aides visuelles (ondes représentant le bruit de nos pas, principalement) avant de pouvoir dire « J’ai fini Mark of the Ninja à 100% ». Ce qui, en ces temps de jeux à durée de vie famélique et à prix exorbitants, est fucking appréciable pour un jeu à 15€. La direction artistique, entre le comicbook et le manga, fonctionne très bien et la sensation d’être un ninja invisible est bien là : toutefois, rien ne vous empêche de massacrer tout le monde comme une grosse brute si le cœur vous en dit. Intelligemment, le système de scoring est suffisamment bien pensé (complet sans être complexe) pour inciter les joueurs à faire les niveaux sans tuer personne. La rejouabilité est au rendez-vous grâce à des défis propres à chaque niveau qui vous obligent d’embarquer des objets spécifiques ou de porter un costume précis. Un très grand jeu d’infiltration !

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5Probablement la claque émotionnelle de l’année, voire de ma vie de joueur. The Walking Dead ne se joue pas, il se vit : chaque choix proposé est un dilemme cornélien et régulièrement, le jeu vous mets face à vous-même en vous confrontant aux conséquences de ces choix. Pas une foudre de guerre graphique, le jeu de TellTale propose un style comics évident mais très réussi qui lui confère une identité propre, sans pour autant diminuer l’identification du joueur pour Lee Everett et Clementine. Après les catastrophiques Jurassic Park et Retour vers le futur, TellTale revient en force dans le monde des histoires interactives et prouve que même le plus simple des gameplay n’a rien de frustrant si l’histoire racontée est de (grande) qualité.
Ma critique de The Walking Dead,

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4Depuis 2010, je perds toute notion de temps dès lors que je relance ma partie de Minecraft : chaque seconde est occupée à la collecte de matériaux, à l’avancement de travaux toujours plus dingos, à l’exploration d’une caverne nouvellement découverte… Comme 2012 est l’année de sortie de la version 1.0 du jeu, je ne pouvais pas omettre celui qui a popularisé l’alpha-funding et mis sur le devant de la scène le monde merveilleux des jeux indés. Minecraft a repoussé les limites du « bac à sable » et possède une durée de vie virtuellement infinie. Attention: jouer à Minecraft comporte des risques de perte de vie sociale. Vous êtes prévenus.

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Et pour le trio de tête…

3Silent Hill. En 2D. Voilà, c’est tout. Jouez-y.

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2Premier jeu à sortir après être passé avec succès par la case Kickstarter, FTL – Faster Than Light a peut-être le look d’un jeu en Flash mais il possède la profondeur des meilleurs rogue-like : génération aléatoire de chaque partie, personnalisation poussée de vaisseaux, véritable différence de gameplay entre chaque vaisseau et bien sûr, une perma-death froide et implacable qui participe grandement à la tension de chaque partie (le combat final est terrifiant) et au côté addictif du jeu. Même après s’être fait massacré par la plus pourrave des poubelles de l’espace, je n’ai qu’une envie : relancer une partie ET VITE. Signe évident d’un grand jeu, FTL est la quintessence du « easy to learn, hard to master ».
La critique complète de FTL – Faster Than Light, ici.

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1Bon, ce n’est pas vraiment une surprise, Hotline Miami étant probablement le jeu qui a eu le plus d’articles sur ce site : entre les news d’avant la sortie (ici et ), les annonces des développeurs (par ici !) et la critique à proprement parler (clique ici, bon dieu !), ce sont plrès de 10 000 mots consacrés à ce seul jeu. Ballet meurtrier, hack’n’slash psychédélique, jeu de rythme survolté… Hotline Miami échappe à toute classification et c’est tant mieux. Il est difficile, impitoyable mais il n’est jamais frustrant (grâce au reload instantané) et surtout, il est immédiatement jouissif. Vous allez adorer vous prendre pour un superplayer en planifiant chaque kill, optimisant votre chemin dans le niveau tout en essayant de tirer partie des chacun des masques proposés, qui altèrent plus ou moins le gameplay. La bande son est d’une classe folle et le style pixel-art désamorce une ultraviolence qui pourrait déranger les plus sensibles. Hotline Miami est à réserver à un public averti, amateur de sensations fortes et d’expériences vraiment « autres » !

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Les-jeux-que-s’ils-étaient-sortis-cette-année-ils-seraient-dans-le-top :

Prison Architect, Project Zomboid : étant tous deux en alpha et non en version finale, ils ne sont  donc pas éligibles cette année – je me les garde sous le coude pour l’année prochaine.

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pas top

Les jeux qui ratent  le top d’un pixel :

Rocketbirds – Hardboiled Chicken, Gnomoria, Kairo, Black MesaSlenderSCP-087B et Proteus : pour ces deux derniers, leur présence ici s’explique car ils s’apparentent plus à des expérimentations ludiques qu’à des jeux à proprement parler.

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Les déceptions : 

Mutant Mudds : un gameplay ultra-rigide, une direction artistique moche, une difficulté artificielle… Le jeu le plus surestimé de 2012 (et 2011, à sa sortie sur 3DS).

Retro City Rampage : au delà de la tétrachiée de références, le jeu n’a pas de véritable gameplay et la musique insupportable donne envie de se coller une perceuse dans les oreilles. De la branlette vidéoludique, pas moins.

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