Gérardmer 2013 : Festival du Film Fantastique

FESTIVAL-DE-GERARDMER-2013-laffiche-officielle-36604Bilan un poil mitigé pour ce cru 2013 du Festival du Film Fantastique de Gérardmer, entre programmation pas inspirée (1) et climat plutôt rude. Heureusement, certains titres se sont avérés tout simplement excellents. Retour sur les quelques films vus là-bas… 

De la compèt’ officielle, j’ai pu voir 3 films (sur 9) dont 2 bouses. Pas glorieux.

The Crack (El Resquicio), réalisé par Alfonso Acosta.
L’une des deux bouses. Après la mort (accidentelle ou pas ? on ne saura pas) de la jeune Marcela, une famille part dans leur maison de campagne pour faire son deuil. La mère, le frère jumeau de la morte,le grand frère, les petits frères – jumeaux également – une tante se retrouvent au fin fond de la Colombie pour affronter ses démons (les gamins sont des psychopathes en puissance, le grand frère fantasme sur sa tante, cette dernière aguiche tout le monde innocemment…). Ce qui aurait pu être un film de famille dysfonctionnelle dérangeant, malsain et choquant se révèle être une grosse branlette visuelle où il ne passe strictement RIEN. Tout juste un vague inceste avec la tante et un meurtre fratricide en fin de bobine, au terme de six looooongues journées passées en compagnie de cette famille inintéressante. Une séance surtout remarquable pour les soupirs de soulagement du public à l’apparition du carton « Ultimo dia »… qui marque la dernière demie-heure du long-métrage. Long, je vous dis. Et chiant. Sinon, la Colombie profonde, c’est plutôt joli.

Berberian Sound Studio

Berberian Sound Studio, réalisé par Peter Strickland.
Quand j’ai lu le résumé, je me suis dit « Chouette, un genre de Blow Out ! ». Puis j’ai vu le film. Verdict : Môssieur Strickland, la prochaine fois que vous réalisez un truc, n’oubliez pas d’écrire un scénario, ce sera sympa, merci, bisoux. On y suit un ingé-son de documentaire parti bosser au Berberian Sound Studio (le résumé nous dit qu’il s’agit du studio le plus miteux d’Italie) pour s’occuper du mixage d’un long-métrage d’horreur bien goret. Du moins, c’est ce qui est suggéré par les descriptions des scènes puisque rien ne sera montré à l’écran (le nôtre, vous suivez ?). On voit donc notre sondier maltraiter des légumes pour faire des bruits dégueulasses, régler des micros, pousser des boutons, interagir avec un producteur odieux et un réalisateur queutard complètement mégalo… et occasionnellement perd la boule à cause des images du film bien trop insoutenables pour lui. Chochotte. Visuellement le film est très chouette, la photo est stylée, les décors sont bien mis en valeur et l’idée de ne rien montrer du film gore est bien trouvée. MAIS QU’EST-CE QU’ON S’EMMERDE ! Les mêmes scènes reviennent sans cesse (actrices qui crient/légumes qui bruitent/ingé-son qui écoute), le film entier tourne en rond (c’est supposé montrer la folie dans laquelle s’enfonce le personnage – subtilité quand tu nous tiens) et le final n’a aucun sens. Et à force de tourner en rond, le personnage fait du surplace, il n’évolue pas et l’histoire non plus – ainsi que cette critique : le dernier acte est expédié en cinq minutes chrono où tout se mélange sans aucune raison, sinon l’impératif de terminer le film à un moment donné – et tant pis si ce dernier est choisi aléatoirement. Tout s’agglomère, se confond et se transforme : notre film, un autre film tiré des évènements de notre film doublé en italien (le reste du long est en anglais), des artefacts de projections… pour se terminer de manière bien pompeuse sur une image volée au Mulholland Drive de David Lynch (en sus du mot « Silenzio » revenant comme une litanie, précisément comme chez Lynch…). Bref, si Strickland maîtrise son sujet et connaît parfaitement le cinéma fantastique (Polanski, De Palma et Lynch suintent à chaque plan – mais où est Strickland ?), il n’a toutefois rien à raconter. Petit détail qui a son importance (et qui en dit long sur l’état de la critique actuelle) : le film a reçu le Prix de la Critique du festival et a toujours été bien accueilli dans toutes les autres manifestations où il a été présenté, l’Étrange Festival en tête : cependant, comme pour The Crack, le public de Gérardmer a accueilli le final avec un soulagement teinté d’exaspération et agrémenté de quelques rires évidemment ironiques. Pour les deux du fond qui se réveillent, Berberian Sound Studio est ma bouse numéro 2.

You're Next

You’re Next, réalisé par Adam Wingard.
Inutile de faire durer le suspense plus longtemps : You’re Next est le meilleur film que j’ai vu, compétition et hors-compétition confondues. Home invasion bien vénère où une réunion de famille tourne court quand les invités sont attaqués par des individus portant des masques d’animaux, le film se permet aussi un mauvais esprit et un humour noir des plus grisants : en effet, les assaillants vont vite se rendre compte que l’une de ces invités est bien décidée à ne pas se laisser faire et qu’elle leur réserve quelques surprises bien sanglantes. Erin, puisque c’est son nom, est la nouvelle copine de l’aîné de la famille et elle a omis de préciser à son nouveau chéri qu’elle avait grandi dans un camp de « survivalistes » : des gens un peu fous persuadés que la fin du monde est imminente et qui s’entraînent 24h/24 à toute situation extrême. La fille est donc un croisement entre Steven Seagal et MacGyver, capable de fracasser la tronche d’un mec à coup de presse-ail (un gros) et de bricoler quelques pièges rigolos (des planches cloutées disposées sous les fenêtres, une hache reliée à une porte…) : d’ailleurs, l’usage qu’elle fait d’un mixeur est tout à fait réjouissant. Contrairement à ses deux petits camarades du dessus, You’re Next ne s’embarrasse d’aucune prétention formelle ou sémantique, se concentrant sur son concept de genre : une girl bad-ass, des méchants bidasses et la rencontre entre les deux. Dommage que les motivations des assaillants ne soient pas aussi inventives et originales que l’enchaînement des séquences mettant en scène le trépas d’un des personnages.

Parmi les autres films de la compétition : Mama d’Andrés Muschietti (qui a tout raflé cette année – aveu honteux de ma part : j’ai eu un peu les foies en voyant la bande-annonce et donc pas le courage d’affronter le film…); The Bay de Barry Levinson que j’aurais aimé voir mais la fréquentation très importante m’en a empêché; Remington and the Curse of the Zombadings de Jade Castro (du Z philippin bien gras, merci mais non merci); The Complex d’Hideo Nakata (une énième histoire de fantômes japonais : MARRE !); The End de Jorge Torregrossa (un film espagnol post-apo : pourquoi pas, mais pas vu pour cause de planning serré); et House of Last Things de Michael Bartlett (un film d’enfant zarbi un poil fauché avec le fils handicapé de Walter White dans le rôle principal).

Pour les hors-compétition, ce sont 5 films vus sur 23, plus un qui ne faisait pas vraiment partie de cette sélection. Explications…

Dagmar - L'Âme des vikings

Dagmar – L’Âme des Vikings, réalisé par Roar Uthaug. 
Un film qui fait rigoler tout le monde avec son titre original (« Flukt« ) part plutôt mal dans la vie. Quand il se contente d’enchaîner scène convenue sur scène convenue, quand il nous casse les oreilles avec une musique aussi omniprésente que passe-partout et quand ce film a une héroïne tellement charismatique que le distributeur a décidé de changer son titre par le nom de la méchante et de ne mettre que cette dernière sur l’affiche : je sais pas vous, mais moi, je lui chie dessus. Vous trouvez que j’exagère ? OK, le manque d’originalité ou une héroïne un peu fadasse n’a jamais empêché un film d’être divertissant, certes. Le problème avec Dagmar, c’est qu’il est tellement prévisible qu’il en devient parfaitement chiant. L’héroïne va surmonter ses faiblesses, son allié va lui apprendre deux-trois trucs utiles avant de mourir en se sacrifiant pour elle, trucs dont elle va se servir pour vaincre ses ennemis, la méchante n’est pas si méchante (ben non, c’est une fille)… Cliché, cliché, cliché…

Citadel

Citadel, réalisé par Ciaran Foy. 
Je l’avais manqué à l’Étrange Festival et j’ai donc pu rattraper ce retard. Le film nous raconte le calvaire d’un jeune papa qui assiste, impuissant, à l’agression de sa femme par un groupe d’enfants cagoulés. La femme meurt de ses blessures, tout en donnant naissance à leur enfant. Le héros se retrouve atteint d’agoraphobie et refuse de quitter son appartement miteux, persuadé que les agresseurs vont revenir terminer leur besogne. Après une première partie étouffante et imprévisible (donc effrayante) qui montre avec justesse le sentiment d’angoisse permanent dans lequel peut sombrer une victime d’agression, le film embraye sur un postulat fantastique des plus classiques : à l’aide d’un prêtre légèrement siphonné, le héros va devoir affronter ses démons – littéralement – quand son bébé est kidnappé par les enfants cagoulés, ces derniers se révélant être tout sauf des enfants. En dire plus serait criminel, mais le fait est qu’il est évident que Foy est nettement moins à l’aise dans cette partie. La citadelle du titre est en fait une tour d’immeuble vétuste où vivait le jeune couple avant l’agression et qui fait office d’antre du Mal dans la seconde partie. Cependant Citadel est un film difficilement attaquable dans la mesure où il est inspiré de la vie personnelle de son réalisateur : adolescent, il a été agressé par des jeunes armés de marteaux et a sombré dans l’agoraphobie suite à cela, mettant plusieurs années à s’en remettre. Il est intéressant de noter que depuis quelques années beaucoup de films de genre britanniques portent plus ou moins directement sur la violence gratuite de bandes de jeunes : parmi une longue liste, on retiendra le traumatisant Eden Lake de Peter Watkins ou le rigolo Attack the Block de Joe Cornish. Pour autant, ces deux films « justifiaient » cette violence par une misère affective et/ou sociale chez leurs personnages : dans Citadel, ces jeunes sont diabolisés, « déconscientisés » et la seule issue possible est la destruction de leur tour-refuge, si possible avec eux dedans. Un propos pas super engageant ni très reluisant qu’aucun critique ne semble avoir relevé… Au demeurant, le film reste très efficace dans son traitement du fantastique, notamment grâce à une mise-en-scène solide.

Slice & Dice

Slice and Dice – The Slasher Film Forever, de Calum Waddell. 
Le genre « slasher » fait partie des plus codifiés et populaires de l’horreur : partant d’un postulat toujours basique – un tueur masqué et une bande jeunes prêts à se faire massacrer – il a su se diversifier au fil des années, donnant naissance à des sagas mythiques et des tueurs inscrits dans l’inconscient collectif : qui ne connaît pas Jason et son masque de hockey, Mike Myers au masque blanc impassible, Freddy Krueger et ses doigts griffus, le costume de tueur de Scream inspiré du Cri d’Edvard Münch…? Et ce, parfois, sans même avoir vu un seul des films les mettant en scène. Calum Waddell propose donc d’opérer un tour d’horizon du genre, interviews à la clé, dans un documentaire aux parties bien définies : les origines du genre, les figures mythiques, la recette d’un bon slasher… Extrêmement bien construit, le film pêche néanmoins par la médiocrité de ses intervenants : entre les tâcherons du genre (Patrick Lussier, Fred Olen Ray…) et les vieilles gloires oubliées (j’ai même zappé leur nom tellement ils étaient passionnants !), le propos ne décolle jamais et les interviews se ressemblent toutes. Pire, les interviewés ne cessent de faire référence aux classiques que sont le Halloween de John Carpenter, les Scream ou Les Griffes de la nuit de Wes Craven, sans que ces derniers ou leur films n’apparaissent à l’écran : seules quelques photographies de promotion sont utilisées, trahissant les moyens limités dont disposait le réalisateur (ces photos sont libres de droits). On se consolera avec l’interview du trop rare Christopher Smith (TriangleBlack Death…) accompagné de son scénariste James Moran, ainsi que la découverte de titres méconnus : à l’instar de Sleepaway Camp où une gamine trucide ses camarades dans une colonie de vacances. Le film est heureusement sauvé par les excellentes interventions de Corey Feldman (image ci-dessus) : le nom ne vous dit peut-être rien mais vous connaissez très certainement le bonhomme. Souvenez-vous : il incarnait, entre autres, le gamin relou du premier Gremlins de Joe Dante ou un autre gamin relou dans Les Goonies de Richard Donner ! Comme beaucoup des enfants-stars apparus pendant les années 90, Corey Feldman a un peu disparu des écrans sitôt la puberté passée et a enchaîné les séries Z à un rythme de stakhanoviste jusqu’à aujourd’hui. Mais il s’avère être une autorité dans le domaine du slasher – il a joué dans deux Vendredi 13 – et il est le seul à avoir une position distanciée et lucide sur le genre, en plus de connaissances encyclopédiques sur la question. Chacun de ses passages est l’occasion d’une anecdote rigolote ou d’un rappel historique précis, le tout sur un ton ironique des plus plaisants. Dernier grief, dirigé vers le distributeur français cette fois, en plus d’avoir été projeté dans une copie numérique d’une qualité déplorable, le film n’était pas sous-titré, nuisant de fait à la fréquentation de ses séances…

Ray Harryhausen - Le Titan des effets spéciaux

Ray Harryhausen – Le Titan des effets spéciaux, réalisé par Gilles Penso. 
Contrairement au film de Calum Waddell, le réalisateur Gilles Penso peut se targuer d’avoir obtenu les intervenants nécessaires à la bonne tenue de son documentaire. Jugez-plutôt : Steven Spielberg, James Cameron, Guillermo Del Toro, Peter Jackson (de loin, le plus intéressant), John Landis, Terry Gilliam, Tim Burton (de loin, le moins intéressant)… Voilà pour les noms grand public, mais on trouve également des artisans connus des cinéphiles comme Phil Tippett (Jurassic Park), Nick Park (créateur de Wallace et Gromit) ou encore Henry Selick (réalisateur floué de L’Étrange Noël de Monsieur Jack  et Coraline). Et j’en oublie une bonne dizaine. Un cast’ de prestige pour un film passionnant de bout en bout, malgré quelques longueurs : en effet, le film prend le parti de traiter un par un les films dont Harryhausen a signé les effets spéciaux de sa célèbre stop-motion, ce qui amène certaines redondances un poil pesantes à la longue. Une fois le concept de l’animation image par image et du développement des créatures assimilés, il n’était pas forcément nécessaire d’y revenir à chaque segment sur un film. Néanmoins, tout se laisse suivre avec beaucoup de plaisir : les intervenants, à l’exception de Cameron, Burton et Del Toro, ont réellement quelque chose à dire sur le bonhomme, de son influence sur leurs travaux à leur conception du cinéma et du spectacle en général : pour illustrer ces passages, le montage parallèle de deux séquences est d’ailleurs bien vu, l’une provenant d’un film sur lequel Harryhausen a travaillé et l’autre d’un film de l’intervenant, appuyant le propos de manière claire et didactique. On peut ainsi voir que certaines séquences plus ou moins anodines – voire carrément cultes ! – de Jurassic Park  trouvent leur origine dans les films d’Harryhausen (notez que cette expression est complètement fallacieuse, explications plus loin). Comme pour Corey Feldman, le nom de Ray Harryhausen ne doit pas éveiller grand-chose chez certains, bien que son travail soit très ancré, une fois encore, dans l’inconscient collectif : Harryhausen n’a réalisé aucun film mais c’est son nom qui vient en premier quand on pense à Jason et les Argonautes (le combat contre les squelettes !), Le Septième voyage de Sinbad ou encore la première version du Choc des Titans. Il est très certainement le seul créateur d’effets spéciaux à avoir réussi, sans le vouloir, à occulter totalement le nom des réalisateurs pour lesquels il a travaillé : malheureusement pour ces cinéastes oubliés, ces films ne sont désormais plus les leurs mais bien ceux de Ray Harryhausen, la force de ses effets spéciaux ayant pris le pas sur leur mise-en-scène. Ce qui n’était pas bien difficile puisque celle-ci était généralement sans âme et ces films des purs produits d’exploitation. Histoire d’enfoncer le clou, on pourrait même dire que sans Harryhausen et sa maîtrise de la stop-motion, ces films seraient restés d’aimables nanars sans intérêt. Personnellement, je regrette l’absence de Sam Raimi tant sa série des Evil Dead doit énormément à Harryhausen : probablement qu’il aurait eu des choses passionnantes à raconter sur son mésestimé Evil Dead III – Army of Darkness. Aussi, sa présence en compétition aurait été parfaitement justifiée, voire auréolée d’un prix – sans l’ombre d’un doute.

The Thompsons

The Thompsons et The Hamiltons, réalisés par les Butcher Brothers (Mitch Altieri et Phil Flores).
Je vous ai déjà parlé de ce duo de réalisateurs dans l’article consacré à The Violent Kind, et l’occasion se prête à nouveau avec la projection de leur dernier essai, The Thompsons, qui est la suite directe de leur premier film, The Hamiltons (vous suivez toujours ?). Au passage, petit coup de chapeau aux organisateurs du festival qui ont préparé une soirée spéciale où étaient projetés les deux films, même si cette idée ne rend pas vraiment service au film. En effet, si l’on peut voir The Thompsons sans avoir vu The Hamiltons, il est inévitable de spoiler l’histoire des Hamiltons pour parler des Thompsons. Le premier révélait ainsi à sa toute fin que cette famille de paumés était en réalité composée de vampires, « justifiant » de fait leurs comportements bizarres. Détail qui intervient évidemment dès les premières secondes des Thompsons, suite oblige. Voilà pour ce petit point de détail, passons maintenant au film. Pour être gentil, je dirai qu’il n’est pas conforme aux attentes qu’on pourrait avoir à la vision de The Hamiltons  ou The Violent Kind. Comprendre : c’est complètement raté. Il y a bien quelques passages réussis, mais dans l’ensemble, cette suite apparaît comme une parodie involontaire de l’original. Voix-off ultra-lourdingue, mythologie de pacotille, effets spéciaux ridicules et acteurs grimaçants… C’est simple, le film ressemble à un long épisode de True Blood  (et ceux qui me connaissent savent que, venant de moi, ce n’est pas un compliment !), en beaucoup plus poseur. Tous les écueils qu’ils avaient réussi à éviter dans The Hamiltons, les Butcher Brothers y foncent dedans pied au plancher dans cette suite inutile et bien trop référentielle. Malheureusement, la double séance au festival n’a fait que mettre en exergue la très grande différence de qualité entre les deux films. Allez, la prochaine sera la bonne !

(1) Lors de la cérémonie de clôture, le Président du Jury, Christophe Lambert, a avoué sans langue de bois que certains des films en compétition n’avait « pas forcément d’appartenance » à cette sélection officielle, sélection qu’il aurait souhaité plus « draconienne, créative, imaginative », ce à quoi la salle a répondu par des applaudissements et des « Merci, Christophe » (!) sincères. En effet, plusieurs films choisis par le comité n’avaient pas de véritables éléments fantastiques, tandis que d’autres étaient de sombres merdes indignes du genre auquel ils appartiennent – au hasard, The Forest  du bien-nommé Darren Lynn Bousman. Une prise de position radicale plutôt inattendue de la part de Christophe Lambert, que j’aurais aimé voir chez d’autres membres du jury, pourtant réputés pour dirent ce qu’ils pensent…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s